jeudi 2 mai 2013

Moman, une bien vieille pensionnaire!

L’espérance de vie chez les animaux est très variable. Des variations s’observent aussi chez une même espèce, dépendamment qu’elle vive en milieu naturel ou en captivité dans une institution zoologique. Il est, en effet, fréquent d’observer des espérances de vie plus longue chez les espèces en captivité. 

Pour illustrer cette situation, nous vous présentons la plus âgée des pensionnaires du Bioparc, et, probablement aussi, une des plus âgées de son espèce en captivité.

Moman, notre femelle ours noir, est âgée, tenez-vous bien, de 30 ans! En effet, Moman a soufflé ses 30 chandelles en janvier dernier. Considérant que l’espérance de vie en milieu naturel est de 10 à 15 ans, on peut considérer Moman comme faisant partie de l’âge d’or des ours!

Moman est arrivée au Bioparc dès la première année d’ouverture, soit en 1998, elle était âgée de 15 ans. Elle provenait du Jardin zoologique de Québec. Au Bioparc, elle a mis bat à 2 reprises. La dernière fois, à l’hiver 2000, elle a donné naissance à 2 mignons petits oursons, dont Couscous, qui cohabite toujours avec elle. Malgré son âge avancé, Moman, est en assez bonne forme, même si son rythme de vie est un peu ralenti. Elle souffre à l’occasion, comme c’est le cas aussi chez les humains, d’arthrite, mais sans plus. Quelques traitements occasionnels d’anti-inflammatoires suffisent pour la soulager.

L’ours noir est présent dans toutes les régions boisées du Canada. Il fréquente particulièrement les forêts denses de feuillus et de conifères, de même que les brulis. L’ours est un omnivore. Il se nourrit de tige, de racines et de fleurs de différentes plantes herbacées, de petits mammifères, d’insectes, de poissons, de petits fruits et de charogne. Plutôt solitaire, l’ours noir ne fréquente ses congénères qu’en période de reproduction qui se déroule en juin ou juillet. Les petits naissent en janvier ou février durant la période de léthargie hivernale. 


Photo : Bioparc de la Gaspésie

vendredi 12 avril 2013

Un peu d'histoire...

Le Bioparc de la Gaspésie souligne ses 15 ans d’existence en 2013.  Mais saviez-vous que de 1969 à 1990, une section des terrains actuels du Bioparc abritait le Zoo de Bonaventure?  En effet, de 1969 à 1972, M. Raymond Bourque, un trappeur de la région, offre aux visiteurs la possibilité de visiter sa ménagerie.  À l’époque, le zoo était davantage une ménagerie qu’un jardin zoologique dans le véritable sens du terme.  À ce moment, le zoo avait davantage une vocation d’amusement plutôt qu’une mission éducative. 

En 1972, la Ville de Bonaventure racheta le zoo et des investissements y furent consacrés afin de revoir les aménagements.  La Ville de Bonaventure opéra le jardin de zoologique jusqu’en 1990.  À ce moment, en raison de la désuétude des équipements, le zoo fut définitivement fermé.  Quelques mois plus tard, en 1991, un projet, issue du milieu, de centre d’observation de la faune et de la flore est mis de l’avant.

C’est près de 5 ans plus tard, soit en 1996, que les travaux de construction du Bioparc débutent.  Les travaux se termineront 2 ans plus tard, en juin 1998, tout juste à temps pour l’ouverture officielle du jardin animalier de la Gaspésie, le Bioparc.

Dix ans après l’ouverture, de nouveaux travaux viendront rehausser et bonifier les activités et services offerts par le Bioparc.  C’est ainsi que viendront s’ajouter, par exemple, de nouveaux habitats comme celui des loups, l’insectarium, la petite ferme et les chalets locatifs sur la pointe Beaubassin. 

Toujours à l’affût afin d’offrir constamment de nouvelles activités à ses visiteurs, l’équipe du Bioparc travaille activement sur d’autres projets qui verront bientôt le jour : excursions nautiques à caractère écologique dans la Réserve aquatique de l’estuaire-de-la-rivière-Bonaventure, nouvel habitat pour les phoques communs, nouvelles espèces animales, et bien d’autres choses encore…


Photo : Bioparc de la Gaspésie - La première pelletée de terre

vendredi 19 octobre 2012

Les araignées

L’araignée est sans contredit la vedette de l’Halloween. Qu’elle nous fasse peur ou nous donne des frissons, l’araignée est fascinante. Prenons quelques instants, à l’approche de l’Halloween, pour discuter un peu de cet être à huit pattes.

D’abord, une araignée, c’est quoi? L’araignée est un arthropode. L’embranchement des arthropodes regroupe approximativement 80 % des espèces animales de la terre, notamment les arachnides, les insectes et les crustacés. Le corps de l’araignée est divisé en deux sections, le céphalothorax et l’abdomen. Sur le céphalothorax, on peut compter huit pattes, deux pédipalpes et deux chélicères. Les pédipalpes sont des organes qui servent à manipuler les proies. Ils sont situés devant la première paire de pattes. Les chélicères sont plutôt des organes en forme de crochet, qui sont reliés à une glande à venin. Les chélicères sont nécessaires pour la défense face aux prédateurs, mais également pour paralyser les proies. Ensuite, au bout de l’abdomen, l’araignée présente des filières qui servent à manier la soie pour fabriquer les toiles.

Mais au Québec, y a-t-il des araignées dangereuses pour l’homme? Plus de 620 espèces d’araignées sont connues au Québec et, mis à part dans nos rêves les plus terrifiants, aucune araignée n’est réellement dangereuse pour l’homme. Le venin de l’araignée est seulement efficace sur de petites proies et les chélicères sont souvent trop petites pour percer la peau d’un humain.

Et pour ceux qui pourraient se demander à quoi sert une araignée, sachez qu’elle nous est très utile! Puisqu’elle consomme une grande quantité d’insectes, elle aide par le fait même à contrôler certaines populations d’insectes nuisibles. De plus, certains animaux s’en nourrissent, c’est notamment le cas des oiseaux et des guêpes.

Mais, que faire si vous devez faire face à une araignée dans votre maison? Surtout, il ne faut pas paniquer. Vous n’avez qu’à la prendre délicatement à l’aide d’un contenant et à la relâcher à l’extérieur de votre maison. Et pour éviter que des araignées élisent domicile chez vous, il suffit généralement de nettoyer fréquemment votre maison, sans oublier les calorifères ainsi que tous les recoins où elles pourraient s’installer.

En somme, l’araignée mérite d’être découverte puisqu’elle est très intéressante de par son anatomie ainsi que son cycle de vie. Venez en apprendre davantage sur l’araignée dans l’Insectarium du Bioparc de la Gaspésie, où vivent quelques mygales. Certains pourront ainsi confronter leur peur ou leur phobie. En attendant, joyeuse Halloween!




Source :
GERMAIN, M-S, 2009. Les mygales. Éditions De Vecchi, Paris. 95 p.
Santé Canada : www.hc-sc.gc.ca/index-fra.php
Ville de Montréal : www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium/toile/

Photo :
Wikimedia Commons

lundi 1 octobre 2012

Journée mondiale des animaux : parlons caribou!

La journée mondiale des animaux souligne l’importance des animaux dans l’environnement. Les écosystèmes sont fragiles, de sorte que si nous ne modifions qu’un petit aspect, tout l’équilibre de la chaîne alimentaire pourrait s’en trouver bouleversé et ainsi avoir des répercussions très importantes sur plusieurs espèces. Il faut comprendre l’importance de toutes les espèces présentes sur le territoire gaspésien. Chacune à son rôle à jouer et participe au maintien de la biodiversité régionale.

En Gaspésie, beaucoup d’efforts sont présentement déployés afin d’assurer la sauvegarde d’une espèce, le caribou des bois (Rangifer tarandus caribou). En effet, près de chez nous vit une population relique du caribou des bois. Il s’agit de la seule population au sud du fleuve Saint-Laurent. Elle se différencie donc de par sa répartition, mais également, puisqu’elle est génétiquement distincte des autres populations de caribous du Québec. Elle est retrouvée dans le parc national de la Gaspésie, dans les zones des monts McGerrigle, du mont Logan ainsi que du Mont-Albert. La situation est alarmante puisque la population est passée entre 700 et 1500 caribous en 1953, à environ 250 caribous au cours des années 1980. Puis, en 2008, le troupeau a été estimé à 174 bêtes. D'ailleurs, la population de caribous des bois de la Gaspésie a reçu le statut de « menacée » en octobre 2009.

Au fil des ans, la population gaspésienne de caribous des bois a été confrontée à plusieurs menaces, dont l’exploitation minière, l’exploitation forestière ainsi que le dérangement humain. Mais, actuellement, d’autres facteurs sont pointés du doigt quant à la diminution de cette population. Le rajeunissement de la forêt, au pourtour du parc national de la Gaspésie, nuit au caribou et favorise la présence du coyote (Canis latrans) et de l’ours noir (Ursus americanus). Ces deux espèces exercent une forte prédation, principalement sur les faons du caribou des bois, empêchant ainsi la présence d’une relève essentielle à la survie de cette population relique.

Qu’adviendra-t-il de cette population? Nul ne le sait, mais il est certain que plusieurs efforts sont déployés afin de favoriser la reproduction ainsi que la survie des faons de la population du caribou des bois de la Gaspésie. Un dossier chaud à suivre…




Source :
CCG : www.caribougaspesie.com
COMITÉ DE RÉTABLISSEMENT DU CARIBOU DE LA GASPÉSIE. 2004. Plan de rétablissement du caribou de la Gaspésie (2002-2012) (Rangifer tarandus caribou)- Mise à jour. Société de la faune et des parcs du Québec, Direction du développement de la faune, Québec. 51 p.
SÉPAQ : www.sepaq.com/pq/gas/index.dot

Photo : Bioparc de la Gaspésie

lundi 17 septembre 2012

Ha, les couleurs d'automne!

Lorsque le mois de septembre fait son apparition, nous avons tous très hâte de voir les paysages colorés de jaune et de rouge et d’entendre le frémissement des feuilles sous nos bottes. Mais par quel phénomène les feuilles changent-elles de couleur à l’arrivée de l’automne?

D’abord, le changement de couleur des feuilles se déclenche simplement par le raccourcissement des jours et donc, par la diminution de la durée d’ensoleillement. Pendant la saison estivale, le pigment principal dans les feuilles est la chlorophylle. Elle permet aux végétaux de faire de la photosynthèse, donc de convertir l’énergie du soleil en sucre. C’est elle qui donne la couleur verte aux feuilles. D’autres pigments (carotène, xanthophylle, etc.) sont présents dans les feuilles lors de l’été, mais en moins grande quantité que la chlorophylle.

Par contre, lorsque les jours raccourcissent, un « amas de liège » se forme entre la tige de la feuille et la branche de l’arbre. Cet amas limite le flux d’éléments nutritifs et d’eau qui se rend dans la feuille. Ce facteur, joint à la diminution d’ensoleillement, enclenche une diminution graduelle de la production de chlorophylle dans la feuille, pour laisser place à d’autres pigments qui sont désormais présents en plus grand nombre. Ces pigments, qui n’ont pas besoin de l’énergie lumineuse pour être produits,  ne sont pas verts, voilà pourquoi la feuille perd sa couleur verte pour du jaune. Pour ce qui est des érables, un phénomène supplémentaire se produit. En effet, l’« amas de liège » permet tout de même à la sève de circuler vers la feuille. Le sucre s’accumule alors dans cette dernière. Ce surplus de sucre provoque la fabrication de composés de couleur rouge. Lorsque l’« amas de liège » est complètement formé, il bloque le transport d’éléments nutritifs et d’eau vers la feuille. Cette dernière ne tarde pas à sécher et à tomber.

Mais, est-il vrai que le gel peut accélérer le changement de couleur chez les feuillus? Absolument pas, il s’agit d’une croyance populaire! En fait, le gel provoque la mort et la chute prématurée des feuilles.

Saurez-vous à l’avenir profiter davantage des couleurs de l’automne, maintenant que vous savez comment le changement se produit?


Source :
Encyclopédie canadienne :
www.thecanadianencyclopedia.com/articles/fr/couleurs-de-lautomne
MAPAQ : www.agrireseau.qc.ca/erable/Documents/coloration.pdf

Photo : Bioparc de la Gaspésie

mardi 4 septembre 2012

Le travail chez les animaux

En septembre, c'est le congé de la fête du Travail, le retour à l'école, le retour au travail pour de nombreuses personnes... Mais qu’en est-il des animaux? Peuvent-ils prendre le temps de prendre congé? Pas vraiment! Dans le règne animal, chaque comportement est dicté par l’instinct de survie et la volonté de propager ses gènes. Voici donc, quatre exemples d’animaux qui méritent qu’on souligne « leur travail ».

Le castor du Canada (Castor canadensis) érige des constructions impressionnantes tant par leur ampleur que par leur constitution. Le castor construit des digues afin d’élever le niveau d’un cours d’eau, ce qui augmente la surface du plan d’eau qu’il pourra fréquenter en hiver, sous la glace. Certaines digues peuvent atteindre jusqu’à 5,5 mètres de hauteur. Chaque castor abat en moyenne 216 arbres par année, qui atteignent, au maximum, 40 cm de diamètre. De quoi travailler sans relâche.

Comment aborder le travail chez les animaux sans parler des ouvrières chez l’abeille domestique (Apis mellifera)? Il y a entre 40 000 et 60 000 ouvrières par ruche. Selon leur âge et le développement de certaines glandes, les ouvrières réalisent l’entièreté des tâches dans la ruche, hormis la reproduction. Elles récoltent le nectar et le pollen, fabriquent le miel et la cire, réparent la ruche, nourrissent et nettoient la reine et les faux-bourdons, s’occupent des œufs et des larves, défendent la ruche contre les intrus et ventilent la ruche. Pas étonnant que l’été, une ouvrière ne vit qu’entre 35 et 45 jours.

La migration chez la bernache du Canada (Branta canadensis) reste un phénomène remarquable. Chaque année, au printemps, plusieurs bernaches de la population de l’Atlantique quittent leur aire d’hivernage, située sur la rive Est des Etats-Unis, pour venir se reproduire dans le Nord du Québec. À l’automne, lorsque l’eau commence à geler sur leur site de reproduction, la bernache fait le voyage inverse, et ce, généralement en moins de temps. Les bernaches de cette population peuvent parcourir une distance pouvant atteindre jusqu’à 1000 km… en une seule journée. Impressionnant n’est-ce pas?

Et vous, quel animal vous impressionne?



Source :
Faune et flore du pays : www.hww.ca/fr/
GERMAIN, M-S., 2007. Les fourmis. Éditions De Vecchi. Paris. 94 p.
PRESCOTT, J. et P., RICHARD, 1996. Mammifères du Québec et de l’est du Canada. Éditions Michel Quintin. Canada. 399 p.
Ville de Montréal : www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium/toile/

mercredi 15 août 2012

L'ours noir

Savez-vous à quel temps de l’année les ours noirs (Ursus americanus) muent? Comparativement à plusieurs mammifères, les ours noirs ne vont muer qu’une seule fois par année, pendant l’été. La période de mue se déroule pendant la période de reproduction, soit de juin à août environ. Chez la femelle, la mue débute, avec l’arrivée des chaleurs, en juin et elle se termine en juillet et en août. Donc, si vous venez visiter le Bioparc en juillet ou en août, il est fort possible que nos ours n’arborent pas leur plus belle fourrure, quoique tout aussi fascinants à observer.

Le Bioparc de la Gaspésie abrite deux ours noirs, une femelle, nommée Moman, ainsi qu’un mâle appelé Couscous. En nature, l’ours noir peut vivre entre 10 à 15 ans. Moman a 29 ans, elle est donc la doyenne du Bioparc. Couscous, quant à lui, est né au Bioparc en 2000, ce qui lui donne 12 ans. L’ours noir est omnivore, voilà pourquoi Moman et Coucous ont une diète adaptée à base de moulée, de poissons et de fruits.



Source :
Annie Dubé, Responsable des soins animaliers au Bioparc de la Gaspésie.
CENTRE D’EXPERTISE EN ANALYSE ENVIRONNEMENTALE DU QUÉBEC. 2006. Paramètres d’exposition chez les mammifères – Ours noir. Fiche descriptive. Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, 17 p.
Faune et flore du pays : www.hww.ca/fr/
PRESCOTT, J. et P., RICHARD, 1996. Mammifères du Québec et de l’est du Canada. Éditions Michel Quintin. Canada. 399 p.

Photo : Bioparc de la Gaspésie